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  • Abbé Raphaël d'Anselme

Éditorial : La Croix de Jésus, notre Salut

Voyez comment Jésus a désiré cette heure-là, voyez comment Il embrasse sa croix, objet de supplice certes, mais surtout objet de salut pour tous les hommes.

Une fois de plus dans sa Passion, Notre Seigneur nous montre à quel point Il nous aime. Non seulement, par Amour, Il nous a créés, Il nous tient dans l’acte d’être. Par sa Providence, Il nous assure la subsistance (climat, nourriture, air…). Par sa Miséricorde, Il nous enseigne des vérités du Ciel et des moyens de les obtenir. Mais plus encore, par un amour infini, Il prend sur Lui, nos péchés pour les expier sur la croix dans d’atroces souffrances.

Sacrifice qui nous dépasse, le Fils de Dieu prend notre place pour effacer l’offense de tous nos péchés. Comment pourrait-on appeler cet amour de Charité divine qui, comme le Bon Pasteur vient nous chercher dans la fange de nos péchés, Il nous rachète en payant lui-même nos fautes et nous ramener au bercail sur ses épaules.

C’est un amour infini, Dieu a tout fait pour nous ! Prenons en conscience !

L’enjeu de la Semaine Sainte qui arrive est de comprendre, de pénétrer, de s’imprégner de cette Passion atroce que le Christ a vécue. Il a voulu vivre toutes ces horreurs pour racheter tous les hommes, même ceux qui sont tombés très bas dans le mal. Il a voulu subir toutes ces souffrances pour réparer toutes nos vies. Il a voulu revivre toutes nos vies et nos misères, pour leur donner toute leur dimension divine afin de retrouver l’état de communion avec Dieu que nous avions avant le péché originel.

Quand on est touché au fond de son cœur par cette ardeur divine, par ce zèle divin à vouloir nous sauver, on comprend alors la grandeur de notre vocation : « Notre âme vaut le sang Divin ! » C’est tellement grand et tellement beau qu’il faut du temps devant le saint Sacrement pour en être ému et pénétré.

Et je crois que au-delà toutes ces souffrances physiques et morales que Jésus a vécues, il y a certainement une souffrance plus grande encore, infiniment plus crucifiante : c’est de voir ces âmes qui refusent sa Passion, sa croix, tout ce que Jésus a vécu pour les sauver. Il a revécu leurs vies pour leur donner la grâce divine et les restaurer en Lui ; et elles ne veulent pas !

Pour moi, c’est certainement la souffrance la plus douloureuse du cœur de Jésus lors de son agonie. Toutes ces vies perdues que le Christ a voulu racheter ! Et ces âmes ont rejetés ces vies divines que Jésus leur obtenait par sa Passion. Quelle souffrance pour le cœur de Jésus !

Alors nous, du moins pendant cette semaine sainte 2022, ayons à cœur d’être comme l’ange qui a consolé le Seigneur à son agonie, ou d’être comme Simon de Cyrène qui a aidé Jésus à porter sa croix. « Faisons descendre dans nos cœurs les sentiments qui furent dans le Christ ». Unissons-nous avec beaucoup d’amour à sa Volonté Divine, pour que Jésus puisse continuer en nous son offrande divine et ainsi obtenir le salut d’un plus grand nombre. Dans les temps compliqués d’aujourd’hui, avec ces croix et ces souffrances, vivons les, les yeux tournés vers la croix du Seigneur, pour que rien ne soit perdu et que descende dans le plus de cœurs possible le salut que le Christ a obtenu pour chacun de nous, afin qu’un maximum de frères se retrouve dans la Résurrection du Seigneur !

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